Débuter la course à pied

A vos marques, prêts, partez ! La lecture de ce nouveau sujet n’est pas une course de vitesse. Alors, prenez votre temps. La ligne d’arrivée est à votre portée, quel que soit votre niveau.

 

C’est à grande foulée que je reviens sur le blog, je suis si heureuse ! Pour me remettre en selle, je vais mouiller le maillot aujourd’hui. Eh oui, nous allons parler sport et plus exactement course à pied. Cela fait plusieurs mois que je me suis lancée. Moi, celle qui – lors de l’épreuve d’endurance du bac – s’était juré que c’était la dernière fois de ma vie que je courais. C’est simple, je n’ai jamais aimé courir. En toute honnêteté, personne n’aurait parié sur moi pour me mettre au running en 2026. Je suis loin d’avoir le physique d’une personne qui court. Hasard de dingue, je lance l’écriture de ce sujet le mercredi 3 juin qui n’est autre que la journée mondiale de la course à pied.

​Vous & le running

Avant de vous parler de ma pratique, je souhaitais savoir si vous étiez nombreux à courir. J’ai donc mené ma petite enquête sur mon compte Instagram @lemicrodecamille. Parmi ceux qui ont répondu à mes stories, vous êtes quasiment la moitié à courir. Par contre, égalité parfaite entre ceux qui ont déjà participé à une course et les autres. Je précise tout de même : ceux qui ont répondu qu’ils avaient déjà fait une course ne sont pas forcément ceux qui courent.

Pour aller plus loin, je vous ai également posé deux questions ouvertes. La première concernait la motivation des personnes qui pratiquent la course à pied. Sans grande surprise, c’est l’envie de perdre du poids qui arrive en tête : « maigrir, me sentir mieux, me vider la tête », « perte de poids », « progresser, perdre du poids, s’entretenir », « brûler des calories »… J’ai même noté cette réponse : « au début pour augmenter mon déficit calorique et maintenant pour le plaisir et progresser ». D’ailleurs, dans le même esprit, voici d’autres motivations : « le dépassement de soi », « ça fait du bien, ça vide la tête », « vider l’esprit et retrouver des amis pour courir ensemble », « mon mari et toi » (oui, c’est une copine qui a écrit cette réponse), « l’envie de faire du sport dehors ».

La seconde question était plutôt à destination des personnes qui ne courent pas. Je voulais savoir quels étaient les principaux obstacles qui les freinent à courir. Des réponses diverses. « Ennuyeux et dur ! », « pas à l’aise de faire ça en ville, parc un peu loin de la maison », « c’est fatiguant », « je n’aime pas, je préfère d’autres sports », « pas le temps avec les enfants », « j’ai des problèmes de santé », « je ne sais pas par où commencer », « je déteste ça » (au moins, c’est radical !), « flemme ». J’ai même eu cette réponse « je pense tout simplement que je ne suis pas capable de courir ». J’aurai pu répondre exactement la même chose il y a plusieurs mois. Alors, laissez-moi prouver à cette personne que le contraire est possible.

Mes débuts dans la course à pied

Revenons au mois d’octobre 2025. J’écris à l’une de mes meilleures amies pour lui dire qu’une course est organisée chez moi dans le cadre d’Octobre Rose – le mois de lutte contre le cancer du sein (je vous ai déjà fait un article sur le sujet, c’est ici). Une course caritative de 4,5 kilomètres où la marche est bien sûr autorisée (l’important, c’est d’y participer). Cela faisait plusieurs mois que j’étais inscrite dans une salle de sport mais je n’étais pas vraiment régulière. J’ai donc pris la ligne de départ de cette course sans réel entraînement. Ce qui nous poussait avec ma copine : la bonne cause, l’ambiance et le fait d’être ensemble. Et bien, nous l’avons fait ! Quelques moments de marche parce que je n’avais pas le cardio mais nous avons franchi la ligne d’arrivée.

J’ai tellement aimé l’expérience que j’ai repéré – quelques mois plus tard – une seconde course caritative, toujours à Montpellier. La course Envolez-vous dont les bénéfices sont reversés à une association qui propose des activités sportives à des personnes en situation de handicap. Cette fois-ci, je me suis motivée en solo. C’était le 1er février dernier. J’ai fait mon premier footing en extérieur quelques jours avant l’événement. Et le jour de la course, quelle fierté d’arriver au bout des 5 kms, sans marcher une seule fois ! C’était mon objectif. Sur le chrono : 39 minutes.

La machine était lancée. Je me suis rendue compte que lorsque j’avais un objectif de course, j’arrivais à me motiver pour aller à la salle. J’ai donc misé sur un nouvel événement : le Montpellier Run Festival, mi-avril. Cette fois-ci, un vrai rendez-vous running. Pas caritatif. Plusieurs distances : du 5 km au marathon. Ne vous emballez pas trop vite, j’ai pris le 5 km chronométré et c’était très bien. Encore une fois, j’ai embarqué ma bestie – la même que lors de la course pour Octobre Rose. Le résultat était totalement différent. Je me suis sentie hyper à l’aise, un bon cardio, une super motivation. J’ai géré ma course de A à Z et j’ai porté mon amie – alors qu’en octobre dernier, c’est elle qui m’avait soutenue ++++ pour que je me surpasse. 36 minutes cette fois-ci.

Dernièrement, je suis retournée à mes premiers amours en participant à la Montpellier Reine, une course caritative pour récolter des fonds pour la lutte contre le cancer du sein. C’était il y a quelques jours, il faisait une chaleur de fou. 32 °C à 11h du matin. Un parcours dans le centre-ville de Montpellier. Les montées en plein soleil n’étaient vraiment pas simples mais j’ai tenu avec l’aide d’une super copine. 4,65 km en 34 minutes d’après l’application Strava.

Mes objectifs

La course à pied est un sport où l’on peut vite progresser – même si ce n’est pas forcément ce que je recherche. Mon objectif premier est de me bouger et de me sentir bien dans mon corps. Être plus en forme et avoir une meilleure santé. Après seulement 5 mois, je vois déjà mon évolution. Niveau sensation et niveau chrono (même si ce n’est pas ce que je recherche, c’est motivant). Dans l’idéal, chaque semaine, je réalise deux séances de sport + je me déplace en vélo au quotidien sur mes trajets domicile-travail. Concernant mes deux sessions de sport, je vais à la salle ou je cours en extérieur. Je le reconnais, c’est tellement plus sympa qu’un tapis de course, moins ennuyant ! Par contre, je suis bien contente quand la météo est pourrie de courir en intérieur. Je n’ai pas encore passé le cap de courir par tous les temps. Autre seuil à franchir, celui de dépasser la distance de 5 km. Pour le moment, elle me convient bien car elle n’est pas trop exigeante ni engageante. Ma sortie dure entre 35 et 40 minutes, ce qui est plutôt raisonnable dans un quotidien bien rempli.

Ce qui me plaît dans le running

Cela me paraît insensé de l’écrire mais oui, je suis désormais une runneuse. Je ne me considère pas comme une accro qui veut courir le max de fois dans la semaine – loin de là ! Plutôt comme une baby runneuse qui trace sa route solo. Je ne suis pas d’entraînement particulier, je fais au feeling. Alors qu’est-ce qui me motive autant ? Voici la liste de toutes mes victoires liées à la course à pied.

  • Me rendre compte que je suis capable. C’est la première des motivations – et la principale à mes yeux. Vraiment, je ne pensais tout simplement pas pouvoir. Mais il a suffi que j’enfile mes baskets et que je sorte de chez moi. Simple finalement. Qu’importe le chrono, qu’importe la distance. Le principal, c’est de se lancer. Vous pourriez bien être surpris par le résultat.
  • Participer à des courses. Qu’elles soient caritatives ou officielles, c’est ultra motivant ! L’énergie, l’engouement, l’engagement aussi, la fierté de franchir la ligne d’arrivée et de partager ce moment avec des centaines d’inconnus. Pour moi, c’est l’occasion de relever un défi, plutôt que de faire un temps. Avoir un événement en ligne de mire me motive pour réaliser mes séances de sport hebdomadaires.
  • Voir les résultats sur ma forme et sur mon suivi diététique. J’ai commencé le running en janvier et, dans le même temps, je suis allée consulter une diététicienne. Les résultats sont déjà impressionnants. Plusieurs kilos envolés, des centimètres en moins… Je me sens mieux dans mon corps. Moins de lourdeur ! Et je pense que le combo alimentation/sport y est pour beaucoup.
  • Rendre fière mes proches et montrer les bienfaits du sport à ma fille. Je vous jure, elle était trop fière quand je lui ai montré ma médaille suite à ma participation au Montpellier Run Festival. A 2 ans et demi, elle sait que sa maman court et je trouve ça tellement important de lui montrer que le sport est important. De belles valeurs et une bonne santé en prime !
  • Embarquer mes proches là-dedans. Oui, je pense évidemment à ma bestie qui a déjà fait deux courses avec moi alors qu’elle ne court pas (Isa – si tu passes par là – merci de me suivre dans tous mes délires, même celui des overnight). Le partage, c’est trop chouette !
  • Etre dehors, s’aérer et découvrir de nouveaux endroits. Alors oui, je réalise très souvent le même parcours. Mais l’avantage de courir en extérieur, c’est de pouvoir changer de circuit. J’ai découvert le lac du Crès, tout près de Montpellier – un spot très sympa pour courir. Les bords du Lez évidemment aussi. Et puis, courir, ça me permet de me couper du quotidien. Je lance une playlist ou un podcast et c’est parti ! Si vous avez des recos de podcast, je suis preneuse.

Mes conseils pour débuter

Mais pour qui je me prends avec cet intertitre ? Cela fait seulement quelques mois que je me suis lancée dans le running. Malgré ma maigre expérience, voici mes petites pistes pour débuter. Il s’agit peut-être de banalités mais cela m’a servi pour me lancer et être régulière.

  • Se lancer sans réfléchir. Ne perdez pas de temps à imaginer mille excuses… Oh non, je n’en suis pas capable. Je n’ai pas le physique. Je n’ai jamais couru de ma vie… Lancez-vous ! Je me surprends encore à partir courir en last minute. « Allez, j’ai 45 min devant moi, go faire un footing » : c’est simple et efficace.
  • C’est ok de marcher. On imagine souvent qu’il faut courir longtemps pour pratiquer la course à pied. Mais lorsqu’on débute, c’est complètement normal d’alterner des phases de marche et de course. Ne culpabilisez pas si vous marchez pendant votre sortie. Et si vous ne faites que 20 minutes. C’est ok.
  • Réaliser un bilan chez un podologue. J’avais des baskets classiques quand j’ai commencé en janvier. J’ai pris rendez-vous chez mon podologue. Il m’a observé courir sur son tapis, en me parlant de la posture à adopter. Il m’a conseillé de faire du renfo cuisses à la salle de sport pour mes genoux. Et surtout, il m’a donné plusieurs références de chaussures de running. Je n’y connaissais absolument rien. Deux éléments sont importants : le drop et le stack. Le drop, c’est la différence de hauteur entre le talon et l’avant pied de la chaussure. Cela a un impact sur la foulée et le confort. Et puis le stack, c’est l’épaisseur de l’amorti sous le pied. Bref, si je vous ai perdu, c’est normal. Je suis larguée aussi ! Donc, allez voir un pro : un podologue ou même un kiné du sport.
  • Acheter des chaussures adaptées. C’est en lien direct avec le dernier point. Après les recos de mon podologue, je suis allée dans un magasin spécialisé running et j’ai essayé les différentes paires. Si tout correspond sur le papier, le premier critère à ne jamais négliger, c’est de se sentir bien. Si au premier essayage, ça coince ou vous sentez une gêne, essayez une autre paire. Dans un magasin de running, vous aurez du choix et de bons conseils. Pour info, j’ai acheté une paire de Puma, le modèle Magnify Nitro 3.
  • Participer à des courses. Mention spéciale pour les caritatives ! Vous l’aurez compris, c’est clairement ce qui m’a poussé à me dépasser. Je fais un exploit sportif mais en plus, je donne pour la bonne cause. Le bénef est double ! Et pour tous les débutants, lors des coures caritatives, ce n’est pas mal vu de marcher donc zéro pression de ce côté là.
  • Ne pas se fixer de chrono. Je trouve cela inutile quand on débute. On ne sait pas de quoi on est capable alors ne cherchez pas une performance tout de suite… Cela pourrait être contre-productif. A moins que vous soyez un grand compétiteur et que le dépassement de soi est votre leitmotiv.
  • Avoir une application pour suivre son évolution. Si – comme moi – vous n’avez pas de montre connectée, l’application Strava fera l’affaire. C’est celle que j’utilise et cela me permet de savoir combien de kilomètres je parcours pour chaque sortie. Il y a même des circuits proposés avec la géolocalisation. Autre point, c’est hyper encourageant et motivant de voir la régularité dans mes sorties. Mon compte Strava, c’est un peu mon journal running.
  • Courir à plusieurs. La dynamique de groupe, ça marche bien généralement. Quand l’un a la flemme, le second encourage le premier. De mon côté, je cours solo parce que je n’ai personne dans mon entourage proche intéressé par la course à pied. J’ai une amie qui a commencé le running en même temps que moi mais elle habite en Normandie. Dommage ! Sinon, c’est évident, on se retrouverait le week-end pour courir ensemble. D’ailleurs, c’est un duo de copines qui intervient dans le sonore de cet article : Lilou & Loréna du compte Instagram Lesfillesquicourent. Elles se sont lancées dans le running ensemble début 2026. Je vous laisse faire leur connaissance dans le sonore en début d’article.

Et la suite ?

Jusqu’où ira cette nouvelle passion du running ? Je n’en ai aucune idée ! Une chose est sûre, je me suis déjà fixée un défi de taille et je vous l’annonce officiellement ici : je vais participer à mon premier 10 kilomètres à la fin de l’année !! Oui, vous avez bien lu. Ce sera au mois de décembre à Paris. Je serai accompagnée de mon amie qui vit en Normandie. J’ai encore le temps avant le jour J mais il va falloir que je m’entraine sur cette distance. Sinon pour la suite, pourquoi pas tester un groupe de running. J’ai repéré un groupe de filles sur Montpellier. Cela pourrait être sympa. Et dernier point, m’équiper un peu plus pour faire évoluer ma pratique/ Par exemple, niveau tenues que ce soit adapté au froid et au vent. La question de la montre connectée se pose aussi. Cela pourrait me faire progresser de suivre mon allure de course en direct. Bref, pas le temps de s’ennuyer !


Et toi, es-tu un adepte de la course à pied ? Aimerais-tu te lancer ?


Si ce sujet Débuter la course à pied t’a plu, n’hésite pas à le partager autour de toi. Pour donner de la motivation à tous ceux qui en ont besoin.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles similaires

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.

Retour en haut